Informations générales

Pourquoi y a-t-il autant de frênes dans les villes?

En milieu naturel, le frêne est une espèce pionnière et se retrouve à proximité des cours d’eau et des zones humides.  Le frêne a donc  été abondamment planté dans plusieurs villes du sud du Québec puisqu’il est très résistant aux conditions urbaines et pousse assez rapidement.

Quels sont les règlements entourant l’agrile du frêne?

Dans les régions où l’agrile du frêne est présent, des règlements de l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments) sont en vigueur pour interdire le déplacement du bois. Des zones d’infestation ont été déterminées afin de pouvoir contrôler le déplacement du bois qui serait le principal vecteur de propagation de cette menace. Consultez la réglementation complète. La Ville de Terrebonne a également le Règlement 639 en vigueur sur le territoire.

Identification de l’agrile

Est-ce que l’agrile s’attaque seulement aux frênes?

Oui, l’agrile du frêne s’attaque uniquement aux frênes. Toutes les essences de frênes peuvent en être victimes.

À quelle période est-il possible d’apercevoir les insectes adultes?

L’agrile du frêne peut être observé à la cime des arbres et sur le feuillage des frênes les plus exposés au soleil entre la mi-mai et la fin juillet, durant la période d’accouplement. De plus, lorsque les jeunes adultes émergent du tronc, de la mi-mai au début juin, il est possible de retrouver les insectes sur les troncs.

Si je trouve un insecte qui ressemble à l’agrile du frêne, que dois-je faire?

Placez immédiatement tous les coléoptères adultes dans un flacon rempli d’alcool à 70 % pour les tuer sur le coup et fermez-le hermétiquement. Il ne faut jamais transporter d’adultes vivants hors du site suspect. S’il est impossible de traiter les larves ou les insectes sur le terrain, conservez-les dans un récipient gardé au froid avant de leur faire subir le traitement. Par la suite, communiquez avec la Ville pour confirmer qu’il s’agit bel et bien d’un agrile et entreprendre les mesures nécessaires de traitement.

Comment l’agrile du frêne se propage-t-il?

Propagation artificielle

Puisque les larves de l’agrile du frêne peuvent survivre plusieurs mois dans le bois d’un arbre fraîchement abattu ou d’une branche coupée, le déplacement  de bois de chauffage, de branches, de copeaux de bois et d’autres résidus de bois sont les principales causes d’infestation dans une nouvelle région. Respectez les consignes de l’ACIA et de la Ville de Terrebonne pour le déplacement des matières susceptibles de contenir l’agrile du frêne afin d’éviter la propagation de l’insecte nuisible dans une nouvelle région.

Propagation naturelle

Des recherches ont démontré que l’agrile du frêne peut voler sur une distance de quelques kilomètres. Cependant, si les frênes sont abondants, l’agrile reste généralement à proximité de l’arbre où il est né pour y pondre ses œufs et se nourrir.

Est-ce que l’insecte est dangereux pour l’humain?

L’agrile du frêne ne présente aucun danger direct pour l’humain. Néanmoins, quand l’agrile tue des frênes, nous perdons du même coup tous les bénéfices que ces arbres apportaient. Plusieurs avantages mesurables sur la santé, la qualité de vie et l’environnement sont liés à la présence d’arbres matures et sont mis en jeu dans la lutte contre cet insecte ravageur.

Prévention et dépistage

Dépistage par piégeage

Le piégeage est une façon de détecter l’insecte avant que les premiers symptômes apparaissent dans les arbres. La population d’agriles doit tout de même être déjà importante pour qu’un insecte se retrouve prisonnier. Le piège attire les adultes par des odeurs et les retient avec un résidu collant.

Dépistage par écorçage

Le dépistage par écorçage de branches reste le moyen le plus efficace pour détecter la présence de l’agrile au niveau d’infestation le plus bas. Il consiste à couper deux branches ayant un diamètre de plus de 5 cm et, à l’aide d’un couteau, à retirer de minces bandes de bois afin de détecter la présence ou non des galeries de larves.

Secteurs touchés par l’agrile?

Vous trouverez sur le site une carte de dépistages ayant été confirmés.

Surveillance et traitement

Comment protéger les frênes?

Vérifiez régulièrement  le feuillage entre le mois de juin et le mois de septembre afin d’y remarquer tout changement dans la densité. Vous trouverez plusieurs autres trucs et symptômes à surveiller en cliquant sur ce lien. Vous pouvez aussi traiter votre arbre de façon préventive, avant tout signe d’infestation pour éviter qu’il soit attaqué.

Quels sont les avantages à inscrire mes frênes au programme de traitement de la Ville?

En souscrivant au programme, vous profiterez du plus bas prix pour les différentes interventions sur vos arbres et ce, avec des entreprises agréées et un traitement approuvé.

Qui paie le traitement?

Chaque propriétaire doit payer directement à l’entreprise arboricole les frais de traitement. Lorsque vos frênes sont inscrits au programme, vous recevez une soumission avec le montant approximatif du coût de traitement de vos frênes. L’entreprise s’assure de son côté d’offrir le même prix qu’elle offre à la Ville. Vous profitez donc  du même rabais de volume dont bénéficie la Ville de Terrebonne.

Dois-je surveiller ou traiter mon jeune frêne de 10 cm de diamètre?

Oui, vous devez surveiller tout frêne sur votre propriété. La décision de traitement vous appartient, mais la Ville de Terrebonne traite uniquement les arbres d’un diamètre de plus de 20 cm. Dès que votre jeune frêne porte des feuilles, l’agrile femelle, qui se nourrit de ces feuilles, peut pondre sur toute section de branche ou tige de 2 cm et plus. Il est tout de même conseillé de planter immédiatement un nouvel arbre afin de permettre la croissance de celui-ci avant l’abattage du frêne.

Combien de fois dois-je traiter mes frênes?

Une fois le processus de traitement lancé, vous devez le répéter tous les deux ans. De cette manière, il est possible de permettre à vos frênes de vivre encore de longues années tout en bénéficiant des bienfaits environnementaux qu’ils procurent.

Dois-je attendre un avis de la Ville pour traiter mes frênes?

Non. Vous êtes responsable de vos arbres même si vous ne voulez pas participer au programme de la Ville. Vous pouvez contacter vous-même un arboriculteur, mais le cas échéant, vous ne pourrez profiter du rabais de groupe du programme municipal. Maintenant que l’insecte a été formellement identifié sur le territoire, il faut être proactif et agir dès maintenant. Assurez-vous de réaliser vos traitements dans les périodes recommandées, soit du 1er juillet au 31 août.

Quand dois-je inscrire mes frênes pour bénéficier des avantages du programme de lutte de la Ville?

Vous pouvez vous inscrire en tout temps. Les frênes inscrits avant le 15 juin seront traités entre le 15 juin et le 31 août de la même année.

Y’a-t-il d’autres moyens de protéger les frênes?

Plusieurs recherches et travaux sont en cours et le programme de lutte suit avec beaucoup d’attention les différentes solutions homologuées. Pour l’instant, seul le traitement au TreeAzin© est efficace. Consultez régulièrement le fil des nouvelles.

Mon arbre peut-il être traité?

Si votre arbre ne présente aucun signe de dépérissement et possède une bonne taille, il serait souhaitable de le faire traiter de façon préventive afin que vous puissiez continuer de profiter des bienfaits qu’il apporte à votre propriété. Lorsque des signes de dépérissement sont visibles sur votre arbre, il est généralement déjà affecté à un niveau critique sous l’écorce. À ce moment, seul un expert peut vous dire s’il est encore temps de traiter votre arbre ou s’il faut l’abattre. Dans le cas où votre arbre ne possède pas une taille qui justifie le traitement, il serait préférable de le faire abattre et de le remplacer par une autre essence.

Quand faut-il traiter les frênes?

Les traitements par injection de TreeAzin© doivent être réalisés au cours de la période où les insectes adultes sont actifs, soit entre le 15 juin et le 31 août.

Gestion des résidus

Puis-je déplacer mon bois de frêne?

Non, il est très important de minimiser le déplacement du bois de frêne puisque les larves de l’agrile du frêne vivent sous l’écorce pendant une bonne partie de la saison et peuvent survivre jusqu’au printemps suivant. Vous risqueriez de contribuer à la propagation de l’insecte dans de nouvelles zones non infestées.

Que faire avec les résidus?

La Ville a mis en place un programme de valorisation du bois de frêne qui prévoit la gestion des résidus lors des abattages et des élagages. Lorsqu’un permis d’abattage est émis, la Ville y joint une prescription d’abattage qui détaille la façon dont l’arbre doit être coupé afin d’être valorisé au maximum. Les billes sont donc récupérées sans frais par la Ville, puis  vendues à divers fournisseurs. L’argent récolté retourne dans le plan d’action de lutte contre l’agrile du frêne.

Également, afin de limiter la propagation de l’agrile, la Ville offre durant les mois de mai, juin, septembre, octobre et novembre, un service de déchiquetage de branches de feuillus à domicile.

Consignes à respecter :

  • Les branches doivent avoir un diamètre d’un maximum de 20 cm.
  • Les branches doivent être non attachées, positionnées dans le même sens, extrémités coupées en bordure de rue.
  • Le volume maximal permis est de 4 m3 de branches.
  • Les résidus d’abattage (troncs et racines) ne sont pas admis.

Les citoyens n’ont qu’à respecter les consignes de cette collecte et à téléphoner au 450 492-5620 pour un déchiquetage dans les 5 jours ouvrables.

Abattage et disposition

Dois-je abattre mes frênes?

Vous devez abattre vos frênes lorsque vous recevez un avis d’abattage obligatoire de la Ville. Consultez la réglementation en vigueur pour plus de détails.

Les frênes largement infestés doivent-ils être abattus systématiquement?

Oui. Du moment où 30 % du feuillage de la cime est perdu ou que l’évaluateur chargé du traitement estime que votre frêne ne peut plus être traité, il faut l’abattre entre le début octobre et le 15 mars. Cette mesure permet d’éviter que les larves en développement sous l’écorce produisent de nouveaux insectes pour l’année suivante.  Consultez la réglementation en vigueur pour plus de détails.

Quelles sont les restrictions de déplacement du bois?

Avec l’adoption du Règlement 639 de la Ville de Terrebonne, il est interdit :

  • entre le 1er octobre et le 15 mars, d’entreposer pour une durée de plus de 15 jours des résidus de frênes qui n’ont pas été transformés à l’aide d’un procédé conforme.
  • entre le 15 mars et le 1er octobre, de transporter des résidus de frêne qui n’ont pas été transformés à l’aide d’un procédé conforme.

Qu’arrive-t-il lorsqu'on déplace du bois?

Les larves de l’agrile du frêne vivent sous l’écorce de l’arbre. En déplaçant du bois hors des zones réglementées, le risque de propagation de l’insecte augmente considérablement et, par le fait même, la dispersion de l’agrile se poursuit dans des zones non atteintes. L’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments) impose des amendes à tous ceux qui ne respectent pas cette réglementation.

En tant que propriétaire des terres à bois, que dois-je faire de mes frênes?

Vous devez fournir un plan d’aménagement forestier rédigé par un ingénieur forestier. Vous aurez de 5 à 10 ans pour réaliser ce plan.

Je suis propriétaire d’un boisé. Puis-je encore utiliser le frêne qui en provient?

Si votre boisé se trouve à l’extérieur de la zone réglementée par l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments), vous pouvez déplacer librement tous les produits du frêne. Si votre boisé est situé dans la zone, vous devez obtenir l’approbation de l’ACIA pour pouvoir déplacer du bois de chauffage vers un endroit situé à l’extérieur de cette zone.

Cependant, il est conseillé de déplacer le moins possible le bois de frêne. En effet, dans de nombreux cas, les arbres ne présentent pas de signes de dépérissement et l’insecte est si petit qu’il peut facilement passer inaperçu et ainsi infester des zones non atteintes.

Quand dois-je faire abattre mon frêne?

La période d’abattage est comprise entre le 1er octobre et le 15 mars, soit la période où l’insecte est inactif, afin d’éviter la propagation dans des zones qui ne seraient pas encore touchées par l’infestation.

Valorisation

En quoi consiste le projet de valorisation de la Ville de Terrebonne?

La Ville a mis en place un programme de valorisation du bois de frêne qui prévoit la gestion des résidus lors des abattages et des élagages. Lorsqu’un permis d’abattage est émis, la Ville y joint une prescription d’abattage qui détaille la façon dont l’arbre doit être coupé afin d’être valorisé au maximum. Les billes sont donc récupérées sans frais par la Ville, puis  acheminées à des sites de transformation.
Également, afin de limiter la propagation de l’agrile, la Ville offre durant les mois de mai, juin, septembre, octobre et novembre, un service de déchiquetage de branches de feuillus à domicile.

Consignes à respecter :

  • Les branches doivent avoir un diamètre d’un maximum de 20 cm.
  • Les branches doivent être non attachées, positionnées dans le même sens, extrémités coupées en bordure de rue.
  • Le volume maximal permis est de 4 m3 de branches.
  • Les résidus d’abattage (troncs et racines) ne sont pas admis.

Les citoyens n’ont qu’à respecter les consignes de cette collecte et à téléphoner au 450 492-5620 pour un déchiquetage dans les 5 jours ouvrables.

Puis-je procéder moi-même à la valorisation de mes frênes?

Oui, si vous possédez les équipements requis. Il est toutefois recommandé de faire certifier vos produits par l’ACIA (Agence canadienne d’inspection des aliments) si vous souhaitez les sortir de la zone réglementée.

Préservation et remplacement

Quel arbre puis-je planter pour remplacer mon frêne?

La plantation d’arbres ou d’arbustes doit respecter une distance d’au moins 2 m d’une borne-fontaine, d’un transformateur électrique, d’une boîte de contrôle du réseau téléphonique, d’un luminaire de rue ou d’un poteau portant un réseau d’utilité publique.

De plus, les essences suivantes doivent être plantées à un minimum de 30 m de toute fondation et de toute rue ou servitude publique comprenant des services d’égout ou d’aqueduc existants et de 10 m de tout champ d’épuration ou de fosse septique :

  • le saule pleureur (Salix alba « Trisitis »);
  • le peuplier blanc (Populus alba « pyramidalis »);
  • le peuplier deltoïde (Populus deltoides);
  • le peuplier du Canada (Populus destoïde);
  • le peuplier de Lombardie (Populus nigra);
  • le peuplier baumier (Populus balsamifera);
  • le peuplier faux tremble (Populus tremuloides);
  • l’érable argenté (Acer saccharinum);
  • l’érable giguère (Acer negundo);
  • l’orme américain (Ulmus americana).

Il est bien sûr interdit de planter des frênes.